Chronique Parfum Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle Une grande artiste disparue depuis peu … 1930 – 2002

Chronique parfum Niki de Saint Phalle écrite par Natperfume

Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle est née le 29 octobre 1930 à Neuilly-sur-Seine . Elle est la deuxième des cinq enfants, son père est propriétaire avec ses six frères de la banque familiale.
Lors du krach de 1929, il perd toute sa fortune ainsi que l’affaire familiale. Marie-Agnès est envoyée chez ses grands-parents paternels dans la Nièvre où elle passe les trois suivantes.

Entre 1930 et 1947 la famille se déplace beaucoup. A New York, Marie-Agnès, que l’on appelle désormais Niki, fréquente l’école religieuse du Sacré Coeur.

Elle est successivement renvoyée de plusieurs écoles car elle ne supporte pas l’autorité !

1942 Niki revient vivre chez ses parents, qui l’inscrivent à la Brearly School à New York. Elle lit Edgar Allan Poe, Shakespeare et les tragédies grecques.

1944 Niki peint en rouge vif les feuilles de vigne qui couvrent pudiquement les statues grecques de l’école .
Ses parents sont obligés une fois de plus de la changer d’école et l’envoient en pension à l’école religieuse de Suffren, dans l’Etat de New York.

En 1947, elle obtient son baccalauréat.
Pendant 2 ans elle travaille comme mannequin. Des photos d’elle paraissent dans Vogue, et en couverture de Life Magazine

A 18 ans, Niki s’enfuit avec Harry Mathews, et se marie en 1950 à New York. C’est à partir de 1950 que Niki peint ses premières huiles et gouaches.

1951, naissance de Laura sa fille. Ensuite Niki s’installe à Paris, mais voyage beaucoup et visite de nombreux musées et cathédrales.

Suite à une grave dépression nerveuse en 1953, Niki Mathews est admise dans un hôpital psychiatrique à Nice.

1955 Naissance de leur fils Philip , Niki visite Madrid et Barcelone où elle découvre l’oeuvre de Gaudi. Cette découverte, notamment celle du Parc Güell, va changer sa vie et la conduire un jour à créer son propre Jardin de Sculptures.

En 1956 Niki crée une série de peintures à l’huile et réalise sa première exposition dans la petite ville de Saint-Gall.
Par la suite elle à l’occasion de diverses rencontres, elle décide de se consacrer à la sculpture.
Sa rencontre en 1960 avec Pontus Hulten, directeur du Musée de Stockholm, lui permettra de faire plusieurs expositions.
Et il demeurera un ardent défenseur du travail de Niki durant toute sa vie. Toujours surprenante, Niki organise, Impasse Ronsin, la première de quelques douze actions de tir qui se dérouleront entre 1961 et 1963.

Il s’agit de tirer avec une carabine sur un assemblage d’objets disparates fixés sur un support à l’aide de plâtre, et de faire éclater des sachets de couleurs dissimulés sous le plâtre afin qu’ils éclaboussent le relief de leur contenu, Le travail achevé prend le nom de « tir ».  Ensuite elle ira présenter le même spectacle aux USA.
1963, Niki de Saint Phalle achète une ancienne auberge, l’Auberge du Cheval Blanc, à Soisy sur Ecole dans l’Essonne.  Niki entame une réflexion sur les rôles féminins traditionnels qui donneront lieu à une série de sculptures de femmes accouchant, de mères dévorantes, de sorcières et de prostituées.
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely réalisent Le Paradis Fantastique , une commande du gouvernement pour le pavillon française de L’Exposition de 1967 à Montréal. L’œuvre achevée se compose de neuf sculptures peintes, réalisées par Niki, et de six machines cinétiques noires construites par Jean Tinguely.  Une fois l’exposition terminée, Le Paradis Fantastique est présenté à la Albright Knox Art Gallery de Buffalo, au nord de l’Etat de New York.
En juin 1968, le Staatstheater de Kassel présente la première pièce de Niki de Saint Phalle, ICH, écrite et mise en scène en collaboration avec Rainer Von Diez.
Elle en réalise les décors, les costumes et l’affiche. Vers la fin de l’année, Niki souffre de problèmes pulmonaires liés à l’inhalation des vapeurs et des poussières du polyester qu’elle utilise désormais pour ses sculptures.

Niki passe l’année 1976 dans les Alpes suisses, où elle travaille à la conception de son jardin de sculptures.
Niki de Saint Phalle dessine en 1977 avec Constantin Mulgrave les décors du film The travelling Companion, tiré d’un conte d’Andersen.

1978 Niki se lance dans une série de 22 sculptures monumentales inspirées par les cartes du Tarot, dont les figures et le symbolisme la fascinent.

En mars 1979, elle inaugure sa première exposition au Japon, à Tokyo.

1980, Niki commence à travailler au Magicien et à l’Impératrice pour le Jardin des Tarots.
De juillet à septembre, le Centre Georges Pompidou lui consacre une grande rétrospective.

Après Paris, la rétrospective circule à travers l’Europe, Niki réalise ses premières chaises, vases, lampes-serpent, en polyester.

Au printemps 1981, elle peint la carlingue d’un nouveau bi-moteur, le Piper Aerostar 602P, qui prend part en juin à la Première Course Aérienne Transatlantique.

1982 La société américaine Jacqueline Cochran invite Niki à créer un parfum à son nom, dont les recettes l’aideront à financer la construction du Jardin des Tarots.

Dans le Jardin des Tarots, Niki s’installe en 1983 à l’intérieur du bâtiment en forme de sphinx qui porte le nom d’Impératrice. Il lui servira de maison et d’atelier pendant les sept années à venir.
1986 elle écrit, en collaboration avec le professeur Silvio Barandun, le livre AIDS, dont elle assure aussi l’illustration.
D’abord publié en anglais le livre est ensuite traduit dans cinq langues. Au total, 70000 exemplaires en sont tirés, qui seront ou vendus ou donnés à des centres de soins et à des écoles.

Le Président de la République François Mitterrand commande à Niki de Saint Phalle et à jean Tinguely une fontaine pour la place de la Mairie de Château Chinon.
Il l’inaugure en personne le 10 mars 1988.
Le Palais Bénédictine de Fécamp consacre en 1989 une exposition au Jardin des Tarots.

Niki réalise une série de divinités égyptiennes, ses premières oeuvres en bronze.
En juin 90, Niki présente son travail des années soixante dans deux expositions simultanées, l’une à la Galerie de France, l’autre à la Galerie JGM : Tirs … et autres révolutions 1961/1964.
En novembre, elle projette son film sur le sida au Musée des Arts Décoratifs à Paris
Niki réalise en 1991 une maquette (échelle 1:4) pour le Temple Idéal, qu’elle décrit comme une église pour toutes les religions, et dont la conception initiale remonte à 1972.
Elle construit son premier tableau éclaté et le baptise Méta Tinguely.

La ville de Duisburg en Allemagne installe en 1992 la fontaine qu’elle a commandée à Niki, baptisée : Le Sauveur.

Niki crée une sculpture, Les Footballeurs,  pour le Musée Olympique de Lausanne.

Bonn 1992/1993, elle organise une grande rétrospective Niki de Saint Phalle, qui sera ensuite présentée, sous une forme chaque fois modifiée, à Glasgow, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Musée d’Art et d’Histoire de Fribourg.

Elle réalise une série de reliefs cinétiques ou de peintures en mouvement, auquel elle donne le nom de Tableaux Eclatés.

NikI s’installe en 1994 à San Diego en Californie, où elle vit et travaille depuis lors.

En octobre 1994 a lieu l’inauguration du Musée Niki à Nasu, au Japon, consacré à la vie et à l’oeuvre de Niki de Saint Phalle.
Niki se lance, avec l’architecte Mario Botta, dans la réalisation d’un projet de grande envergure, L’Arche de Noé, qui leur a été commandé par la Fondation de Jérusalem.

Elle dessine également un timbre portant le message, Stop AIDS / Stop SIDA pour la Poste suisse. Niki reçoit le prix Caran d’Ache.

En 1995, L’agence culturelle AFAA (Association Française d’Action Artistique) organise une exposition itinérante qui sera présentée successivement par plusieurs grands musées d’Amérique Centrale et Latine, Mexico, Caracas, Bogota, Sao Paulo et Buenos Aires .
C’est en 1996 que Niki commence la construction de Gila, une maison pour enfants en forme de dragon : hauteur 3,63 mètres et largeur 9,09 mètres, couverte d’une mosaïque de miroirs, de cailloux, de céramiques et de verre, destinée à une résidence privée à San Diego…

La même année : ouverture du Musée Jean Tinguely à Bâle Niki fait don de 55 sculptures majeures qui constitueront le fonds de la collection.
Les Chemins de Fer Fédéraux Suisses commandent à Niki une statue de 10 mètres de haut, L’Ange Protecteur, pour le hall de la gare de Zurich.

Elle sera inaugurée en novembre 1997.
Le Jardin des Tarots ouvre officiellement ses portes le 15 mai 1998.
Niki achève les dernières grandes sculptures d’animaux qui doivent prendre place sur L’Arche de Noé, destiné à un terrain de jeux pour enfants à Jérusalem. Pour la réalisation de ces sculptures, ainsi que de toutes celles qu’elle a conçues depuis le début des années 80, elle est assistée par Marcelo Zitelli.
Elle crée une série de sculptures intitulée Black Heroes en hommage à plusieurs grands noms de la communauté noire américaine, y compris Miles Davis, Louis Armstrong et Joséphine Baker.
1999 /2000, construction d’un crâne de 5 mètres de haut, recouvert de mosaïques, avec à l’intérieur une salle de méditation aux murs revêtus de miroirs. Cette sculpture est destinée à la ville de San Diego.
Niki travaille sur un monument de 125 mètres de diamètre, entouré d’un mur-serpent, qui prendra place dans un jardin public à Escondido, en Californie du Sud. Le jardin rendra hommage à la reine Califia, reine légendaire de la Californie, dont il portera le nom.
Niki se voit confier l’aménagement des trois salles des Grottes du Grand Jardin de Herrenhausen par la ville de Hanovre.

Niki de Saint Phalle figure parmi les lauréats du Praemium Imperiale remis en octobre 2000 à Tokyo.
Le Praemium Imperiale est considéré comme le Nobel des Arts.

Le 19 novembre 2000 a lieu l’inauguration d’une donation faite par Niki au Musée Sprengel de Hanovre quelque 300 oeuvres sur papier et 60 sculptures.

Dans la seconde moitié de 1999, Niki prit la décision de faire don de certaines de ses oeuvres aux villes qui l’avaient soutenue au début de sa carrière, en particulier Hanovre.

Elle a marqué de son empreinte les formes et les moyens d’expression de l’art de l’après guerre : de plus, elle est populaire, dans le meilleur sens du terme, comme l’est et l’a été Picasso .

Elle nous quitte en novembre 2002.

Nat

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