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Balenciaga, pré-collection Hiver 2021: comme une envie de voyage


Traduit par

Paul Kaplan

Publié le



19 avr. 2021

Les campagnes de vaccination menées actuellement en Europe suscitent un regain d’optimisme chez les créateurs de mode. Chez Balenciaga, Demna Gvasalia laisse libre cours à ce nouvel espoir dans sa pré-collection d’Hiver 2021, présentée dimanche par le biais d’une réconfortante vidéo sobrement baptisée “Feel Good” et d’un loobook digne d’Amélie Poulain.

Balenciaga

Réalisée en collaboration avec les artistes Kamilya Kuspanova et Anton Bialas, cette vidéo de trois minutes n’a pas d’autre but que d’installer une ambiance ; d’ailleurs, elle ne comporte aucun vêtement ou accessoire signé Balenciaga. On peut y admirer des paysages marins, des montagnes idylliques, des couchers de soleil, des chevaux sauvages en plein galop et une douzaine de parachutistes se tenant la main au cours d’un saut commun. Dans cette vidéo apaisante, la beauté de la planète est proclamée par des images de raies manta en train de se nourrir, de pétales en train de s’ouvrir, de dauphins qui sautent majestueusement par-dessus les flots et de petits enfants jouant avec des ânes ou des poulets de basse-cour. Une narratrice invisible chuchote lentement les mots “vivant, vieux, libre, ensemble”, accompagnée d’une nappe de sons synthétiques.

Balenciaga

Quant aux vêtements eux-mêmes, ils figurent en annexe dans un lookbook signé Patrick Welde. Photographiés devant un fond vert, les mannequins ont ensuite été détourés et placés devant des panoramas touristiques incontournables. Dans la collection, aucune trace de la collaboration menée avec Gucci, une autre filiale du groupe Kering, dévoilée jeudi par la marque italienne.

La première tenue : un ensemble composé d’un sweat à capuche et d’une cape rose bonbon assortis, sur lesquels on peut lire “Gay Pride”, porté avec un pantalon en denim délavé oversize. Le mannequin, à l’allure très stricte, pose devant la tour de Pise.

Devant la porte de Brandebourg à Berlin, une jeune femme porte un sweat-shirt noir Balenciaga surdimensionné, avec la mention “Established in 1917”. 
 
À travers le lookbook, on parcourt la planète : du Pont des Arts à Paris jusqu’au Taj Mahal à Agra, en passant par l’Atomium à Bruxelles, le panneau Hollywood à Los Angeles et le Parthénon à Athènes, sans oublier la place Saint-Marc, le Mont Fuji et l’Opéra de Sydney, un peu comme le nain de jardin promené autour du monde dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain
 
“À travers ces images, la collection fait le tour du monde, anticipant le retour des voyages internationaux”, explique le designer géorgien.

Balenciaga

Devant Big Ben, un volumineux blouson en cuir porté avec un pantalon de survêtement ; devant la tour Eiffel, un mannequin excentrique se pavane vêtu d’un ensemble en denim, composé d’une veste et d’un jean assemblés comme une large robe, et fait mine de tenir le sommet de la tour entre ses deux doigts.
 
On se souviendra longtemps de ce type en jean troué, porté sous un imposant manteau gris pâle, devant un temple aztèque impressionnant, ou de cette fille en pardessus en denim délavé devant le Duomo de Milan.

Une collection particulièrement androgyne, qui empile les vêtements aux coupes amples, et semble idéale pour voyager tout confort. Plus de 90% des tissus sont certifiés durables.

Côté volumes, Demna Gvasalia n’hésite pas à couper des trenchs impressionnants avec leurs épaules surdimensionnées, ou d’affriolantes robes de soirées bleues à volants fleuris. Ou à entrelacer des empiècements et des panneaux à doubles rayures blanches, pour imaginer un sportswear couture du meilleur effet.

La précollection présente aussi une nouvelle série de sacs, à la fois pointus et commerciaux. Le plus remarquable, le sac “Neo Classic”, tout doré et percé d’oeillets, reprend des éléments du sac iconique de Balenciaga, lancé il y a 20 ans, en lui ajoutant des clous supplémentaires et un pendentif-miroir en forme de cœur. Il y a également le Bistro Basket, un cabas fourre-tout en plastique tissé à carreaux, “inspiré par les objets tissés intemporels qu’on trouve dans les bistrots français typiques”.
 
Pour résumer, Balenciaga nous a administré une bonne dose d’optimiste — et de la part d’un designer qui ne se départit jamais de son enthousiasme, comment pourrait-on s’en plaindre ?

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