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J. M. Weston dévoile sa haute couture dans sa nouvelle boutique du Marais


Traduit par

Paul Kaplan

Publié le



18 mars 2021

J. M. Weston, la marque de chaussures française qui incarne le mieux l’esprit BCBG — ou “preppy” de l’autre côté de la Manche —, lance une collection de souliers haute couture pour femmes dans sa boutique du Marais.

Dans la boutique parisienne de J. M. Weston, dans le Marais – Photo : J. M. Weston

Le directeur créatif de la marque, Olivier Saillard, a célébré la nouvelle collection en inaugurant cette semaine une exposition inédite intitulée “Souvenir d’un Défilé”, dans la boutique aérée de J. M. Weston.
 
Adapter le concept d’une marque à une ville ou à un quartier est un enjeu incontounable du commerce de détail contemporain, l’une des raisons pour lesquelles Olivier Saillard a réimaginé le magasin, ajoutant un espace d’exposition à la boutique, ouverte en 2016 et située dans le Marais, un quartier de Paris connu pour ses multiples galeries d’art.

“Je voulais créer un espace hybride et culturel, qui accueillerait nos expositions tout en distribuant nos collections. Surtout en ce moment — tout est fermé et tout est trop virtuel”, explique Olivier Saillard.

Pour cette première exposition, celui-ci a demandé à plusieurs personnalités de lui fournir des tenues complètes, choisies parmi leur propre garde-robe. Des actrices comme Charlotte Rampling et Tilda Swinton, ou des rédactrices de mode comme Tina Isaac, Elizabeth von Guttman, Nathalie Ours et Marie-Pierre Lannelongue, se sont pliées à l’exercice.

Photo : J. M. Weston

Chaque ensemble est installé sur une chaise pliante, devant une paire de Weston “couture” : pour Charlotte Rampling, des mocassins classiques noirs avec une pivoine en cuir. Pour Tilda Swinton, des mocassins en daim marron ornés de brindilles en cuir brut, un modèle inspiré du mouvement artistique italien Arte Povera.

L’exposition célèbre également le 130e anniversaire de la marque, tandis que les chaussures “couture” ouvrent J. M. Weston à un public plus féminin.

“La couture a une signification à la fois écologique et “égo-logique”. Pour qu’on prenne ses mesures, le client doit se rendre physiquement dans nos magasins, et comme c’est du sur-mesure, nous n’avons pas besoin de créer un stock énorme”, détaille Olivier Saillard.

En tout, 18 modèles faits main, dont les prix vont de 1.900 à 3.900 euros, comprenant chacun des éléments végétaux déclinés en cuir, des bourgeons aux branches, en passant par les pétales ou les feuilles.

Olivier Saillard prépare actuellement une rétrospective sur la maison et son origine dans la ville gallo-romaine de Limoges, qui a vu naître le peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir.

L’exposition “Souvenirs d’un Défilé” – Photo : J. M. Weston

“Il ne sert à rien de recréer le même magasin dans chaque ville”, insiste Olivier Saillard, qui a réimaginé le magasin bordelais de la marque, transformé en atelier d’artiste, et prévoit des changements importants au Japon, le premier marché de la marque à l’étranger.

Généralement considéré comme l’un des commissaires d’expositions de mode les plus influents d’Europe, l’ancien directeur du Palais Galliera reconnaît que son ancien métier lui manque, et admet qu’il a songé à créer une Biennale de la mode à Paris.

“Un peu comme la Biennale d’art à Venise. Mais sous une forme plus poétique, où l’on cesserait d’associer la mode à l’argent et au luxe. La mode devrait porter sur la poésie du vêtement. On ne parle pas assez de ce moment intime”.
 
Affaire à suivre donc.

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