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Supima Design Lab: Charles de Vilmorin, des talents américains et la relève de Hyères


Traduit par

Paul Kaplan

Publié le



27 oct. 2021

Cette semaine, le relâchement des contraintes sanitaires nous a permis d’assister à la présentation parisienne du Supima Design Lab, qui regroupait les travaux d’une vingtaine de designers talentueux du monde entier.

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Une bonne partie de ces créateurs participaient le week-end précédent au Festival de Hyères, le prix le plus reconnu pour les jeunes talents du Vieux Continent.

Mais la star de cette présentation en trois parties était bien Charles de Vilmorin, l’un des six créateurs réunis dans une section consacrée aux designers et aux marques les plus en vue. Tous les participants au Supima Design Lab coupent leurs modèles dans ce coton d’exception.

L’enfant prodige de la mode a dévoilé une explosion de cœurs, de crucifix et de fleurs de lotus imprimés à la main en noir et blanc sur une robe enveloppante recouverte de nœuds — en un mot, merveilleuse. Le modèle mettait en valeur la souplesse du Supima, le « cachemire du coton » cultivé dans le sud-ouest des États-Unis.

Juste à côté, un superbe ensemble de noctambule blanc plutôt futuriste de Jordan Bowen et Luca Marchetto de la marque JordanLuca — une veste de pilote lacée dans le dos et une jupe-culotte à carreaux plissée dans le dos. Tom Van Der Borght a également impressionné le public avec sa robe de cérémonie éclaboussée de motifs répétitifs en sequins.
 

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« C’est magique, toutes ces manières d’utiliser Supima en termes de finition, de construction et d’innovation. Nous ne pourrions être plus fiers de voir nos tissus utilisés de manière aussi inventive par cette nouvelle génération de designers », se réjouit Buxton Midyette, la vice-président de Supima.

Organisée à l’Hôtel de La Salle, un hôtel particulier situé dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, l’exposition présentait également les huit finalistes du Festival de Hyères, dont le gagnant du Grand Prix, Ifeanyi Okwuadi, qui a réalisé une intrigante veste militaire fantaisie en maille à torsades, ainsi que les trois autres gagnants du festival: Elina Silina, Rukpong Raimaturapong et Sofia Ilmonen, respectivement lauréats du prix Chloé, du prix Chanel 19M des Métiers d’arts et du prix Mercedes-Benz Sustainability.
 
Mais la création la plus mémorable de l’exposition est le fruit d’une collaboration entre un designer et une artiste — Laima Jurca et Marta Veinberga — qui ont imaginé un fantastique blouson rembourré et une jupe assortie, tous deux réalisés en patchwork représentant des produits de supermarché et des animaux de la ferme. Sans oublier la paire de bottes assorties, en Supima bien sûr.

Les six finalistes du Supima Design Competition, ouvert aux jeunes talents des meilleures écoles de création américaines, ont également présenté leurs modèles, avec à leur tête la gagnante de l’édition 2021, Yuki Xu, de la Rhode Island School of Design, et cinq autres jeunes espoirs de la mode: Alana Tolliver, Bora Kim, Cat Pfingst, Jiarui Cai et Yitao Li.
 
Des écrans vidéo diffusaient le défilé collectif de Hyères, ainsi qu’une vidéo aux allures de dessin animé retraçant la finale américaine de Supima sur la Cinquième Avenue. En résumé, l’événement ouvrait une vision nouvelle sur la mode, permise par un tissu de premier ordre.

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