Il y a un an, je vous livrais dix petites choses sur moi. Aujourd’hui, je me prête à nouveau au jeu avec une édition plus personnelle, cette fois à partir des questions posées par les lectrices de NatPerfume. Si tu veux mieux comprendre mon parcours, mon rythme de travail, mes habitudes et ce qui m’a construite, tu vas trouver ici des réponses très concrètes, sans détour.
L’essentiel a retenir : Voici ce qu’il faut retenir de cette interview personnelle.
- NatPerfume est né d’un blog lancé à 19 ans pour se démarquer dans la presse beauté.
- Je n’ai pas de formation esthétique : mon parcours est en communication et journalisme.
- Mes journées sont longues, très organisées, et centrées sur la production de contenu.
- Mon énergie repose surtout sur le sommeil, l’organisation et une hygiène de vie stable.
- Mes rituels beauté sont simples : cheveux propres, parfum, démaquillage, sourcils entretenus.
- Je n’aime pas cuisiner au quotidien, mais j’aime la pâtisserie et les repas en famille.
- Doups, mon chat, a rejoint ma vie par hasard et fait aujourd’hui partie de la famille.
- Mes envies de voyage restent très fortes, avec Montréal, le Cambodge et le Taj Mahal en tête.
Comment en es-tu arrivée là, le blog, tout ça tout ça ?
J’ai déjà beaucoup raconté cette histoire, mais je sais que tout le monde n’a pas découvert NatPerfume au même moment. Alors autant la reprendre clairement, parce que c’est vraiment là que tout a commencé.
J’ai ouvert NatPerfume il y a bientôt huit ans, alors que j’avais 19 ans et que j’étais stagiaire dans la presse féminine. À l’époque, je rêvais de travailler dans la rubrique beauté d’un magazine, voire d’en devenir rédactrice en chef. Très vite, j’ai compris qu’il fallait que je me distingue dans mes candidatures. J’ai donc créé un blog pour montrer que j’aimais écrire, sans prétendre être une experte cosmétique. Concrètement, l’idée était simple : prouver ma motivation, mon sérieux et ma capacité à raconter la beauté autrement.
Ce que je n’avais pas anticipé, c’est l’arrivée des premiers lecteurs. Des inconnus ont commencé à venir sur NatPerfume, à commenter, à échanger. C’est comme ça que la communauté s’est formée. Et à partir de là, j’ai pris goût à ce partage. J’adorais raconter ce que je découvrais pendant mon stage, puis au fil des années, le blog a grandi avec moi : études, diplôme, premiers jobs, puis création de ma propre entreprise. Dans les faits, ce qui était au départ un projet pour me démarquer est devenu un vrai métier.
As-tu une formation dans le domaine de l’esthétique ?
Non, je n’ai aucune formation en esthétique. J’ai deux diplômes : l’un en communication, l’autre en journalisme.
Ce point est important, parce qu’on imagine parfois qu’il faut absolument un CAP, un BEP ou un parcours technique pour parler beauté. En réalité, ce qui compte aussi énormément, c’est la capacité à observer, tester, comparer, expliquer et transmettre. Dans mon cas, mon angle a toujours été celui de la rédaction, de l’analyse et du partage d’expérience. C’est ce mélange qui a fait la différence.
Quelle est ta journée type ?
Il n’y a pas vraiment de journée type chez NatPerfume, et c’est justement ce qui rend le métier aussi stimulant que fatigant. Tout dépend des projets en cours, des deadlines, des clients et des contenus à produire.
En pratique, je commence généralement vers 9 heures et je termine souvent entre 20 h et 21 h. J’essaie de garder une vraie pause déjeuner, même si, certains jours, elle passe à la trappe. D’autres fois, elle se transforme en rendez-vous avec une marque ou un échange professionnel. Ce que cela implique, c’est un rythme très dense, avec peu de temps mort.
Je passe aussi beaucoup de temps au téléphone avec des clients, à suivre les projets en cours et à relancer les attachées de presse pour savoir si je parlerai ou non d’un produit. Si tu imagines la vie d’un blog comme une suite d’articles publiés, en réalité il y a surtout une énorme partie invisible : organisation, échanges, tri, validation, préparation.
Quand je dois shooter des produits ou me prendre en photo pour un article, je bloque souvent plusieurs heures d’un coup. L’idée est de produire plusieurs contenus en une seule session pour optimiser le temps. Il m’arrive alors de me maquiller, me démaquiller et changer de tenue jusqu’à huit fois dans la même journée. C’est précisément pour ça que, les jours sans rendez-vous, je travaille souvent sans maquillage : je laisse ma peau respirer et je gagne du temps.
À cela s’ajoutent les e-mails et les réponses aux commentaires. Je reçois en moyenne 200 messages par jour, et j’essaie de répondre à tout le monde. Concrètement, ça veut dire que la gestion de la communauté fait partie intégrante du métier, pas seulement la création de contenu.
Comment fais-tu pour faire autant de choses et sembler toujours de bonne humeur, avec le teint parfaitement frais alors que nous on est surmenées en en faisant 30 fois moins ?!
Cette question m’a fait sourire, parce qu’elle touche à quelque chose de très concret : l’impression que certaines personnes semblent tenir le coup sans effort. En réalité, il n’y a pas de magie.
Je fais surtout attention à mon équilibre global. J’essaie de donner plus de place aux choses positives qu’aux aspects négatifs, et de râler moins. Ce n’est pas naturel tous les jours, bien sûr, mais dans la pratique, ce changement d’état d’esprit aide vraiment à mieux traverser les périodes chargées.
Il y a aussi des habitudes très simples derrière cette impression de fraîcheur : je ne fume plus, je ne bois pas d’alcool, je dors entre 8 et 9 heures par nuit, j’essaie de manger correctement et je marche beaucoup. Si je manque de sommeil, je le sens tout de suite : je deviens irritable et moins disponible. Donc, si tu es dans une période de surcharge, le premier levier à surveiller est souvent le sommeil, pas seulement l’organisation.
Enfin, je travaille vite et j’aime être structurée. À l’école déjà, je finissais souvent avant les autres. Mes années de danse classique, de solfège, de piano et de classe préparatoire m’ont appris la rigueur, l’endurance et la concentration. Ce que cela change aujourd’hui, c’est que je peux passer d’un sujet à l’autre sans trop me disperser. Sur le terrain, cette capacité à switcher est un vrai avantage quand on produit beaucoup de contenu.
Quels sont tes rituels beauté / forme indispensables ?
Je peux sortir démaquillée sans aucun problème, mais j’ai besoin de me sentir propre, nette et soignée. Ce n’est pas une question de regard des autres, c’est surtout une question de confort personnel.
Mes indispensables sont très simples : je sors toujours parfumée, avec les cheveux propres et coiffés. Je ne supporte pas les cheveux raplaplas ni les racines apparentes. J’arrive à espacer mes shampooings tous les cinq jours environ, ce qui m’aide à garder un rythme réaliste. Il m’arrive aussi de faire un raccord couleur toutes les trois semaines, parfois un peu plus tard. Dans mon cas, c’est un détail qui change beaucoup la manière dont je me sens au quotidien.
Je ne me couche jamais sans me démaquiller. Plus jeune, ça pouvait m’arriver après une soirée, mais aujourd’hui ce n’est plus négociable. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes que je vois encore chez beaucoup de personnes fatiguées : elles sautent l’étape du démaquillage parce qu’elles sont épuisées. En pratique, mieux vaut adopter une routine ultra simple mais systématique que viser la perfection et abandonner au bout de trois jours.
J’accorde aussi beaucoup d’importance à mes sourcils. Je vais au Brow Bar Benefit depuis au moins six ans, une fois par mois, et je ne me vois pas aller ailleurs. Ce rendez-vous est devenu un vrai rituel : on échange, on se marre, on prend des nouvelles. Ce n’est pas qu’une prestation beauté, c’est aussi une parenthèse dans un emploi du temps très chargé.
Prends-tu le temps de cuisiner ? Ouvrirais-tu une nouvelle rubrique à ce sujet sur NatPerfume ?
Je vais être honnête : je déteste cuisiner au quotidien. En revanche, j’aime beaucoup faire de la pâtisserie, même si je ne mange généralement pas ce que je prépare.
Les seuls moments où j’aime vraiment cuisiner, c’est quand je suis en famille, loin de Paris. Là, l’ambiance change complètement. On discute, on prépare les choses ensemble, on prend notre temps. Ce sont des moments très précieux pour moi, parce qu’ils sont liés à la transmission et au plaisir de faire plaisir.
Quand j’étais petite, je participais peu à ces préparations, mais j’observais tout. Je regardais ma grand-mère, ma mère, ma tante. Ma grand-tante me pressait des oranges sans pulpe, mon grand-père intervenait à la dernière minute pour une mayonnaise maison… En pratique, j’étais surtout là pour aider, mettre la table et profiter de ce rituel familial. C’est aussi pour ça que je ne pense pas ouvrir une rubrique cuisine sur NatPerfume : ce n’est pas mon terrain naturel, et je préfère rester crédible sur ce que je maîtrise vraiment.
Quel est ton adage favori ?
« Travaillez, prenez de la peine : c’est le fonds qui manque le moins » — Jean de La Fontaine.
Cette phrase me parle parce qu’elle résume bien une réalité que beaucoup de personnes constatent dans leur vie pro : les résultats durables viennent rarement d’un coup de chance. Ils viennent surtout de la régularité, de l’effort et de la constance.
Comment as-tu croisé le chemin de Doups ?
Doups est entré dans ma vie il y a bientôt six ans. Je n’avais jamais eu d’animal de compagnie en grandissant, à part des poissons rouges, qui ne comptent pas vraiment à mes yeux. J’avais toujours rêvé d’avoir un chat une fois partie de chez mes parents.
Un soir, dans mon appartement d’étudiante, alors que je travaillais sur mon mémoire, j’ai entendu des bruits. Puis d’autres. J’ai tout de suite imaginé une souris, voire plusieurs. J’ai paniqué, j’ai crié, j’étais persuadée que c’était la catastrophe. Finalement, il n’y avait pas de souris du tout. Mais cette frayeur m’a convaincue qu’il me fallait un chat à la maison.
J’ai fini par rencontrer Doups par le biais de relations communes. Il avait trois mois et s’appelait alors Potatoes. Toute la portée avait déjà trouvé une famille, sauf lui, qui passait pour un petit sauvage. Pourtant, quand on s’est vus, ça a été immédiat : il s’est laissé prendre dans mes bras, il a ronronné et s’est endormi comme un bébé. À partir de là, on ne s’est plus quittés.
Je l’ai rebaptisé, adopté et ramené à Paris en RER. Il miaulait beaucoup au début, je le prenais contre moi, et il s’endormait pendant tout le trajet. Aujourd’hui, il fait partie de la famille, et mes proches demandent systématiquement de ses nouvelles. Dans les faits, c’est devenu un vrai compagnon de vie.
Si tu devais choisir une seule destination dans le monde (hors France bien sur ) laquelle choisirais tu pour vivre ?
J’aimerais beaucoup vivre à Montréal. C’est une ville où je me suis sentie très à l’aise dès ma visite.
Mais si je suis totalement honnête, je ne sais pas si je serais capable de quitter durablement mes proches. La famille compte énormément pour moi, et l’éloignement me ferait probablement très mal. Ce que cela montre, c’est qu’une destination ne se choisit pas seulement pour sa qualité de vie : il faut aussi regarder ce que tu laisses derrière toi.
Quelle destination choisirais tu pour ton prochain voyage ?
Il y en a tellement que c’est presque impossible de choisir une seule destination. Je suis une vraie mordue de voyages, et je pense que je ne serai jamais totalement rassasiée tant que je n’aurai pas vu un maximum de choses.
Mon grand-père maternel a beaucoup voyagé, et il m’a transmis ce goût-là en me racontant ses souvenirs depuis que je suis petite. J’ai envie de revoir certains lieux à travers son regard, même plusieurs décennies plus tard. Le Cambodge, par exemple, a été un voyage très fort pour moi sur le plan émotionnel. J’aimerais aussi aller au Venezuela, au Japon et au Qatar, comme lui, et voir le Taj Mahal, qui fait partie de mes grands rêves.
Je garde aussi dans un coin de ma tête l’envie de parler davantage de voyages sur NatPerfume. Le format est encore récent, donc tout n’a pas encore eu le temps de se mettre en place, mais plusieurs articles sont déjà en préparation. Si tu aimes ce type de contenu, tu peux t’attendre à voir arriver des récits plus personnels et plus inspirants.
FAQ
Comment en es-tu arrivée là (le blog, tout ça tout ça) ?
J’ai lancé NatPerfume à 19 ans pour me démarquer dans la presse beauté, puis le blog est devenu un vrai projet de communauté et enfin mon métier. Au départ, l’objectif était surtout de montrer que j’aimais écrire. Avec le temps, les lectrices, les premiers projets et l’expérience ont fait évoluer le blog en activité professionnelle.
As tu une formation dans le domaine de l’esthétique ? (CAP, BEP etc…) ou as tu opéré une reconversion professionnelle ?
Non, je n’ai pas de formation en esthétique. J’ai un diplôme en communication et un autre en journalisme. Mon parcours s’est donc construit autour de l’écriture, de l’analyse et de la transmission.
Quelle est ta journée type ?
Je n’ai pas de journée type, car tout dépend des projets en cours. Je travaille souvent de 9 h à 20 h ou 21 h, avec des rendez-vous, des shootings, des e-mails et des réponses aux commentaires. Dans la pratique, mes journées sont très organisées et très denses.
Comment fais-tu pour faire autant de choses et sembler toujours de bonne humeur, avec le teint parfaitement frais alors que nous on est surmenées en en faisant 30 fois moins ?!
Je ne fais pas de miracle : je mise surtout sur le sommeil, une hygiène de vie stable et une meilleure gestion du négatif. Je dors 8 à 9 heures par nuit, je bouge beaucoup et j’essaie de rester organisée. Quand je manque de sommeil, ça se voit tout de suite sur mon humeur et mon énergie.
Quels sont tes rituels beauté / forme indispensables ?
Mes indispensables sont simples : cheveux propres, parfum, démaquillage systématique et sourcils entretenus. Je peux sortir sans maquillage, mais pas sans me sentir nette et coiffée. Ce sont des gestes basiques, mais ils changent vraiment la façon dont je me sens au quotidien.
Prends-tu le temps de cuisiner ? Ouvrirais-tu une nouvelle rubrique à ce sujet sur NatPerfume ?
Je cuisine peu au quotidien, mais j’aime la pâtisserie et les repas en famille. En revanche, je n’envisage pas vraiment une rubrique cuisine sur NatPerfume. Ce n’est pas mon sujet principal et je préfère parler de ce que je connais le mieux.
Quel est ton adage favori ?
Mon adage favori est : « Travaillez, prenez de la peine : c’est le fonds qui manque le moins » de Jean de La Fontaine. J’aime cette idée que l’effort régulier finit par payer. C’est une phrase qui résume bien ma manière d’avancer.
Comment as-tu croisé le chemin de Doups ?
Doups est arrivé après une grosse frayeur nocturne dans mon appartement d’étudiante, où j’ai cru entendre des souris. J’ai ensuite rencontré un chaton de trois mois qui s’appelait Potatoes, et le courant est passé immédiatement. Je l’ai adopté, rebaptisé et ramené à Paris, où il fait toujours partie de la famille.
Si tu devais choisir une seule destination dans le monde (hors France bien sur ) laquelle choisirais tu pour vivre ?
Je choisirais Montréal, parce que je m’y suis sentie très bien. J’aime l’ambiance de la ville et ce qu’elle dégage. Mais quitter mes proches serait difficile, donc ce choix resterait très émotionnel.
Quelle destination choisirais tu pour ton prochain voyage ?
J’ai très envie de retourner vers des destinations qui me font rêver depuis longtemps, comme le Cambodge, le Japon, le Venezuela, le Qatar ou le Taj Mahal. Mon envie de voyage est très forte et je puise aussi beaucoup dans les récits de mon grand-père. D’autres articles voyage sont d’ailleurs en préparation sur NatPerfume.
